lundi 4 juillet 2016

VERO, photographe

VERO. Véro, un prénom de femme. Et pourtant, quelle histoire ! Une histoire tourmentée et positive à la fois.
Je vous le dis tout de suite, Véro n'est pas une femme...
C'est la découverte d'un livre de ses photos (publié en 1999) qui permet de connaître quelques éléments de son existence et de son travail photographique.


Il s'appelle Werner Rosenberg (1913-1988), il est juif allemand. Passionné dès l'âge de quinze ans par la photographie.
En 1933, il s'exile à Paris, veut y faire venir ses parents (qui refusent). Il vit de la photographie (portraits, photographie industrielle, deux ans chez Harcourt). Il est naturalisé Français en 1939. 
C'est sans doute lors de sa participation aux Compagnons de France qu'il prend la nouvelle identité de Michel Thibault pour se protéger. On lira avec beaucoup d'intérêt le rôle de ce groupement de jeunes dans la France vichyste ICI (aller jusqu'au bout de la page).
Dénoncé en 1943, il doit se cacher dans les campagnes de l'Isère.
Après la guerre, il revient vivre en famille à Paris. Il est photographe indépendant. Il fournit de l'illustration et des reportages à la presse catholique de l'époque sous le pseudo de Véro.









(toutes ces photos sont des images scannées du livre)

C'est son fils Christophe qui permet l'édition de cet ouvrage car Véro n'a jamais voulu se mettre en avant.
C'est le journaliste Eric Merlen qui a écrit l'introduction permettant de mieux comprendre l'homme Werner Rosenberg :"Ses photographies chuchotent, ses tirages cheminent des traces à vivre, à plonger dans ses racines. Ses clichés sont un pan de notre siècle (ndlr:le 20e), notre mémoire. Chacun y trouvera sa part de tendresse, une âme d'enfant devenu grand, la fin d'un monde avant un nouveau millénaire".
Ce livre a été publié par les Editions Didier Richard.



Aucun commentaire: